Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege condamne la suspension des activités académiques dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, décidée par le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations pour l’année académique 2026-2027.
Dans une déclaration publiée ce mercredi 26 août 2026, le gynécologue congolais dénonce également les nominations de nouvelles autorités académiques par les mouvements armés AFC/M23/RDF dans les zones sous leur contrôle.
Selon Denis Mukwege, ces décisions interviennent alors que les populations du Nord et du Sud-Kivu font déjà face à de nombreuses restrictions et aux conséquences du conflit. Il estime que la fermeture des universités accentue la pression sur les jeunes, confrontés notamment au chômage, aux violences, aux déplacements et, pour certains, au recrutement forcé dans les groupes armés.
Le médecin de l’hôpital de Panzi met en garde contre les conséquences à long terme de l’interruption des activités éducatives et de recherche. Il redoute un « épistémicide lent », susceptible d’affaiblir les savoirs, la recherche et la capacité des jeunes Congolais à produire de nouvelles connaissances.
Il appelle ainsi les acteurs étatiques et non étatiques engagés dans la recherche d’une solution à la crise à faire de l’éducation une priorité absolue dans les processus en cours.
Denis Mukwege demande également que les jeunes Congolais soient davantage associés aux décisions concernant leur avenir.
Il exige enfin une reprise sécurisée des cours sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones occupées, ainsi que la fin de l’instrumentalisation et de l’ingérence des militaires dans la gestion des établissements scolaires et universitaires.
Pour lui, les institutions d’enseignement doivent fonctionner dans un cadre institutionnel régulier, indépendamment des rapports de force militaires sur le terrain.
Mechack Wabeno
To understand the new politics stance and other pro nationals of recent times, we should…