La Coalition Article 64 (C64) oppose un « non catégorique » aux consultations populaires initiées par le Président Félix-Antoine Tshisekedi. Dans un communiqué publié ce vendredi 28 août, l’opposition dénonce une tentative de détournement du dialogue national inclusif, visant selon elle à ouvrir la voie à un troisième mandat, au mépris des urgences du pays.
Regroupant des figures majeures de l’opposition congolaise – notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga –, la C64 a martelé que ces « énièmes consultations » ne répondent ni à l’urgence de la guerre, ni à l’insécurité, ni aux crises sanitaires, ni à la détresse sociale des Congolais. Selon la coalition, ces consultations détournent le pays de ses véritables priorités.
La C64 affirme que derrière ces « prétendus états généraux » se profile la volonté du pouvoir de modifier la Constitution. L’objectif ultime serait, d’après l’opposition, d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour Félix Tshisekedi – au-delà de l’échéance fixée dans 754 jours – ainsi qu’à la « balkanisation » du pays.
« Pendant que le pays est confronté à la guerre et que les Congolais subissent chaque jour l’insécurité et la dégradation de leurs conditions de vie, M. Tshisekedi est cyniquement préoccupé par un seul projet : comment se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles », peut-on lire dans le communiqué.
Les signataires dénoncent par ailleurs une exploitation de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, utilisée selon eux comme « fonds de commerce » pour justifier la prolongation du régime. Incapable de résoudre les urgences du présent, le pouvoir préparerait les conditions de son maintien en jouant sur la détresse des populations orientales.
La coalition, qui avait déjà défié la Cour constitutionnelle en juillet dernier après la validation de la loi référendaire, maintient sa position ferme contre tout changement de la Loi fondamentale. « La C64 dit NON », martèle-t-elle, tout en appelant à un processus véritablement inclusif pour répondre aux crises du pays.
La C64 estime qu’un dialogue national crédible est la seule voie pour résoudre les crises multidimensionnelles que traverse la République démocratique du Congo, mais elle refuse toute initiative qui, selon elle, servirait à asseoir les ambitions personnelles du chef de l’État. En conséquence, la coalition lance un appel au peuple congolais pour une marche nationale prévue le 15 septembre 2026, date symbolique de la rentrée parlementaire, afin de s’opposer à ce qu’elle qualifie de péril pour la stabilité et l’avenir du pays.
La Rédaction
To understand the new politics stance and other pro nationals of recent times, we should…