Les États-Unis ont officiellement apporté leur soutien à l'initiative de dialogue national lancée par le président Félix Tshisekedi le 27 août. Pour l'administration américaine, cette démarche pourrait être la clé pour désamorcer les tensions qui embrasent l'est de la République démocratique du Congo.
Le message est tombé le 28 août, signé par Massad Fares Boulos, le conseiller principal de Donald Trump pour les affaires africaines. Sur son compte X, le diplomate a vu dans cette annonce une chance de reconstruction : "Un dialogue inclusif et constructif peut jeter les bases d'une confiance renouvelée, d'une paix durable et d'une réponse aux attentes profondes des Congolais."
Côté congolais, le chef de l'État présente ce processus comme une initiative souveraine, conçue pour panser les plaies sécuritaires et politiques du pays, en particulier dans l'Est meurtri. Pendant trois mois au maximum, des consultations itinérantes sillonneront les 26 provinces avant de déboucher sur des assises nationales à Kinshasa. L'ambition : sceller un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État.
Mais tous ne sont pas conquis. Dans l'opposition, la coalition C64 grogne et conteste la méthode : comment le pouvoir, acteur du conflit, peut-il en dicter unilatéralement les règles ? À Kinshasa, on se veut rassurant : ce dialogue national viendra en complément des processus diplomatiques parallèles, qu'il s'agisse des discussions interétatiques à Washington ou des pourparlers militaires à Doha. Quant à la rébellion AFC/M23, les négociations se poursuivront en marge, sans être absorbées par ce cadre national. Une architecture à plusieurs étages, dont l'équilibre reste à prouver.
La Rédaction
To understand the new politics stance and other pro nationals of recent times, we should…