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Ni lettre à Tshisekedi, ni retrait : Vital Kamerhe reste à Kinshasa et garde les yeux rivés sur le drame de Bukavu

VK

 

L’information a circulé avec insistance dans certaines rédactions et sur les réseaux sociaux : Vital Kamerhe aurait adressé une lettre au chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour annoncer son retrait de la vie politique ou formuler des demandes exceptionnelles. Il n’en est rien. Selon des sources concordantes, le président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) se trouve à Kinshasa et n’a écrit aucune missive de ce type à son partenaire de l’Union sacrée. Les spéculations sur une rupture ou un départ constituent, en l’état, une pure construction imaginaire, sans le moindre fondement factuel.

Alors que ces rumeurs enflent, l’attention du « Pacificateur » — surnom associé à Vital Kamerhe dans certains cercles politiques — est ailleurs. Elle est tournée vers Bukavu, où un drame d’une gravité exceptionnelle a frappé la population. Dans la nuit du 10 septembre 2026, un incendie a ravagé deux écoles primaires et plus de 300 habitations dans les quartiers de Furaha et Ujamaa, ainsi que dans la commune de Kadutu. Le bilan humain est lourd : entre 26 et 27 enfants ont péri dans les flammes, et une trentaine d’autres ont été blessés. L’UNICEF a alerté sur l’« impact durable » de ce drame sur des enfants déjà éprouvés par des années de conflit armé dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Face à cette tragédie, Vital Kamerhe a exprimé une douleur profonde. « Bukavu, aujourd’hui, c’est un morceau de mon cœur qui s’est brisé avec vous », a-t-il déclaré, adressant ses pensées aux familles endeuillées et aux enfants blessés. Il a rappelé que ce nouveau drame survient dans une ville déjà meurtrie par une « occupation prolongée du Sud-Kivu » et a lancé un appel solennel : « La paix n’est plus une option, elle est une nécessité vitale, urgente. » Cet engagement en faveur des populations de l’Est ne date pas d’hier. En août 2026, il avait déjà salué et soutenu pleinement l’initiative de dialogue national lancée par Félix Tshisekedi, y voyant une « rupture méthodologique inédite » et la promesse d’un « véritable État stratège » capable d’anticiper les crises. Loin de toute velléité de division, il avait alors appelé les Congolais à s’approprier ce processus pour « rompre le cycle des solutions inachevées ».

Ainsi, pendant que certains fantasment des scénarios de rupture et alimentent un buzz stérile, l’esprit et les sentiments de Vital Kamerhe demeurent tournés vers Bukavu, vers ces enfants fauchés dans les flammes et ces familles abandonnées à leur triste sort par un ennemi qui occupe toujours la région. Loin des conjectures, la réalité est celle d’un homme de terrain, fidèle à son engagement aux côtés du président Tshisekedi, et dont la priorité reste la paix et la reconstruction de l’Est de la RDC.

La Rédaction

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