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Tshopo : le gouverneur Paulin Lendongolia interdit la marche de la C64, l’opposition dénonce une mesure « à deux vitesses »

TSHUAPA

 

Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a interdit la marche de la coalition Article 64 (C64) prévue ce mardi 15 septembre 2026 à Kisangani, avec comme point de chute l’Assemblée provinciale. La décision a été annoncée dans un communiqué publié par son porte-parole le dimanche 13 septembre.

Pour justifier cette interdiction, le gouverneur invoque l’épidémie d’Ebola, qui a déjà fait une dizaine de morts dans la Tshopo. Il promet des sanctions contre tout organisateur, participant ou soutien à cette manifestation publique.

« Cette interdiction n’est ni une mesure politique ni une restriction arbitraire des libertés publiques. Elle répond exclusivement à une impérative exigence de santé publique : réduire les occasions de contacts rapprochés susceptibles de favoriser la transmission, la propagation du virus et protéger la vie des populations », souligne le communiqué.

L’opposition prévoit néanmoins une marche à Kisangani pour « défendre la Constitution ». Aussitôt rendue publique, la mesure du gouverneur a été vivement critiquée au sein de l’opposition.

Nondo Musingilwa, cadre du parti Ensemble pour la République et coordonnateur du mouvement Katumbiste Non Silencieux, a rappelé que le régime en place a organisé des rassemblements de masse à Kisangani pendant la même période d'Ebola, dénonçant deux poids deux mesures de la part de l'autorité provinciale.

« Si cette mesure est motivée par la lutte contre Ebola, elle doit être appliquée de manière égale à tous, sans distinction entre les activités de l’opposition et celles du pouvoir en place. La démocratie ne peut pas fonctionner avec une liberté pour les uns et une interdiction pour les autres. Le mardi 15 septembre 2026, nous serons mobilisés pacifiquement pour défendre nos convictions et rappeler que la Constitution appartient au peuple congolais », a-t-il réagi.

La tension reste vive à Kisangani, où l’exécutif provincial brandit l’urgence sanitaire tandis que l’opposition dénonce un traitement différencié des libertés publiques.

La Rédaction

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