À l’ouverture de la session ordinaire de septembre de l’Assemblée nationale, ce mardi 15 septembre, le président de la chambre basse du Parlement, Aimé Boji, a insisté sur la nécessité d’un dialogue politique allant au-delà des simples déclarations d’intention.
Devant les élus, il a rappelé que la République démocratique du Congo a eu recours, depuis 1960, à plusieurs dialogues pour tenter de résoudre ses crises. Pourtant, celles-ci sont réapparues, les groupes armés ont repris leurs activités et les tensions se sont ravivées. Pour Aimé Boji, un dialogue qui ne s’attaque pas aux causes réelles de ces crises perd donc son sens.
Il a toutefois établi une distinction claire entre négociation et justification de la violence. Selon lui, on ne peut pas dialoguer avec des acteurs qui continuent de recourir aux armes ou qui ont fait de la lutte armée leur principal moyen d’action. « Dialoguer ne signifie pas légitimer la violence », a-t-il affirmé.
Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs salué la signature, par le chef de l’État, de l’ordonnance portant organisation de ce dialogue. Il a appelé les confessions religieuses, notamment les Églises catholique et protestante, à assumer leurs responsabilités afin de garantir des assises équitables et inclusives. Il a également invité les partenaires internationaux de la RDC à respecter la souveraineté du pays.
Cette session de septembre, principalement consacrée aux questions budgétaires, s’est ouverte en présence de la Première ministre Judith Suminwa, de plusieurs membres de son gouvernement, du président du Sénat ainsi que des ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo.
La Rédaction