Une sortie récente sur la non-sélection de jeunes footballeurs laisse perplexe. À en croire Marie-Ange Mushobekwa, une simple feuille de match cacherait désormais un agenda politique.
La non-sélection d’un jeune joueur dans un club ou une sélection nationale ne devrait jamais relever d’une quelconque vendetta politique. Pourtant, une récente sortie médiatique sur ce sujet a de quoi surprendre, tant elle semble confondre les registres.
Il faut le rappeler avec fermeté : les clubs de football sont gérés par leurs dirigeants et leurs staffs techniques. Ces derniers évaluent les joueurs sur des critères objectifs : performances, forme physique, concurrence au poste et choix tactiques. Le mérite sportif demeure la seule règle qui vaille sur un terrain.
Affirmer qu’un joueur a été écarté uniquement en raison de son nom ou de l’identité de ses parents nécessite des preuves. En leur absence, on risque de transformer une simple décision sportive en meeting politique avec crampons. Une telle confusion dessert autant le joueur concerné que le débat public.
Le football repose sur une logique implacable : les entraîneurs cherchent des joueurs capables de faire gagner leur équipe. Ils ne sélectionnent pas des profils politiques, mais des talents aptes à répondre aux exigences du haut niveau. Si une injustice existe, elle doit être démontrée par des faits. Mais en l’absence d’éléments concrets, la meilleure réponse reste celle du terrain. Car au football, le nom de famille ne marque pas de buts. Le talent, oui. Il sied de séparer le Sport de la politique.
La Rédaction