La République démocratique du Congo dispose encore d’une marge pour recourir à l’endettement afin de financer ses investissements, selon le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito.
Dans une dépêche de la Cellule de communication du ministère du Budget parvenue à notre rédaction ce mercredi 23 septembre, le membre du gouvernement revient sur les principales orientations présentées lors de l’exercice de redevabilité avec la presse.
Adolphe Muzito estime que la RDC demeure un pays « sous-endetté ». Il situe la dette extérieure autour de 11 milliards de dollars américains, pour un Produit intérieur brut (PIB) estimé à 137 milliards USD. Le service annuel de la dette serait, selon lui, d’environ 500 millions USD.
Dans cette perspective, le ministre du Budget considère que la RDC peut encore s’endetter pour financer des investissements structurants, notamment dans les infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires.
Il évoque même une capacité théorique d’emprunt pouvant atteindre 100 milliards USD, tout en maintenant le niveau de la dette sous la barre de 50 % du PIB.
Cette marge d’endettement devrait notamment être mise à contribution dans le cadre du projet de budget 2027. Adolphe Muzito indique qu’environ 4 milliards USD d’emprunts pourraient être mobilisés au cours de cet exercice, tout en maintenant les ressources propres de l’État comme principale source de financement.
Le ministre du Budget a également évoqué la question de la rémunération dans l’administration publique. Il estime nécessaire de corriger les déséquilibres entre les agents qui travaillent effectivement mais sont insuffisamment rémunérés et ceux qui perçoivent un salaire sans exercer réellement leurs fonctions.
Adolphe Muzito plaide ainsi pour une meilleure maîtrise des rémunérations des hauts responsables et une amélioration progressive des salaires des agents situés au bas de l’échelle.
RTD