Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), réagit au déroulement de la marche organisée mardi par des partis politiques proches du pouvoir en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration, le défenseur des droits humains s’interroge notamment sur l’absence, selon lui, de morts ou d’arrestations lors de cette mobilisation, contrairement aux incidents rapportés lors de certaines manifestations de l’opposition.
« Pourquoi à la marche des partis politiques proches du pouvoir organisée hier, il n'y a pas eu de mort ni des personnes arrêtées ? Pourquoi les supposés inciviques de l'opposition ne sont-ils pas allés perturber la marche des partis politiques au pouvoir ? », s’interroge-t-il.
À partir de ce constat, Jean-Claude Katende avance l’hypothèse selon laquelle les perturbations observées lors des manifestations de l’opposition pourraient être liées à des personnes proches du pouvoir.
« Avec cette réalité, on peut arriver à la conclusion que les marches de l'opposition ont toujours été perturbées par les inciviques proches au pouvoir et non le contraire », affirme-t-il.
Le président de l’ASADHO estime ainsi que la gestion différenciée des manifestations politiques constitue, selon lui, une menace pour l’espace démocratique en République démocratique du Congo.
« Le régime Tshisekedi met la démocratie en danger », conclut-il.
Ces déclarations interviennent alors que la question du respect des libertés publiques et du traitement réservé aux manifestations politiques continue de susciter des débats en RDC. Lors des précédentes mobilisations de l’opposition, l’ASADHO avait déjà appelé à une application équitable des règles encadrant les manifestations et à la protection des libertés publiques.
RTD