La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) se félicite de l’appel lancé par James Swan en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre à Kinshasa, la coalition dit saluer la position exprimée la veille par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO devant le Conseil de sécurité.
James Swan avait notamment salué l’annonce faite en août par le président Félix Tshisekedi concernant le lancement d’un processus destiné à organiser un dialogue national. Il avait appelé à la mise en place d’un dialogue garantissant une large participation et reposant sur des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes.
C’est précisément cette approche que la C64 affirme soutenir. Pour la coalition, le dialogue national ne doit pas être réduit à de simples consultations organisées dans un cadre défini unilatéralement par le pouvoir. Elle estime que toutes les parties prenantes doivent pouvoir participer à un processus véritablement inclusif.
La C64 se félicite également de l’appel de James Swan aux acteurs congolais à privilégier le dialogue et la recherche du consensus pour surmonter leurs divergences. Le chef de la MONUSCO avait, à cette occasion, exhorté les autorités et les citoyens à préserver l’espace civique, garantir les libertés fondamentales et faire preuve de retenue et de tolérance politique.
Pour la coalition, la déclaration du responsable onusien rejoint donc sa principale revendication politique : la tenue d’un dialogue national inclusif permettant d’aborder les questions qui divisent actuellement la classe politique congolaise.
La C64 réaffirme par ailleurs ses cinq exigences, parmi lesquelles son opposition à tout changement de Constitution, à un troisième mandat présidentiel, à la balkanisation du pays et à tout glissement des mandats au-delà de 2028.
La plateforme, signée notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, demande ainsi que le processus annoncé puisse être organisé dans un cadre accepté par les différentes parties et déboucher sur un véritable consensus national.
RTD