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Après la création du FRN par Joseph Kabila à Goma : Vital Kamerhe promet de s'adresser aux Congolais ce mercredi

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Alors que la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) par Joseph Kabila secoue la scène politique, Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale et président de l'UNC, sort de son silence et annonce qu'il s'adressera à ses compatriotes dans les prochaines heures.

« Dans les heures qui suivent, je m'adresserai à mes compatriotes pour évoquer la situation générale de notre pays, la République démocratique du Congo, et plus particulièrement la création du Front pour la Refondation de la Nation par le Président Honoraire, Joseph Kabila », a déclaré Vital Kamerhe, ce mardi 13 octobre, sur son compte X. Il a également annoncé qu'il serait « demain l'invité de Stany Bujakera pour aborder les questions de l'heure en profondeur ».

Une prise de parole rare après plusieurs jours de silence

Cette annonce intervient dans un contexte de crise politique. Le 12 octobre, soit la veille, l'ancien président Joseph Kabila a officiellement lancé, depuis la ville de Goma, dans l'est du pays, le Front pour la Refondation de la Nation, une plateforme qui regroupe l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23). Kabila en assure la présidence, secondé par Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa en qualité de vice-présidents, tandis que Sultani Makenga occupe le poste de chef d'état-major général.

Le mouvement a clairement affiché son objectif : mettre fin, « par tous les moyens, y compris la force », à la « tyrannie » de Félix Tshisekedi. Ses responsables invoquent aussi l'article 64 de la Constitution, qui dispose que tout Congolais a le droit et le devoir sacré de résister à toute personne ou tout groupe de personnes qui prend le pouvoir par la force ou l'exerce en violation de la Constitution.

Le poids politique de Vital Kamerhe

La prise de parole de Vital Kamerhe revêt une importance particulière en raison de sa position singulière dans le paysage politique congolais. Président de l'UNC, il a été président de l'Assemblée nationale de 2006 à 2009, avant de démissionner en raison de divergences avec Joseph Kabila et de fonder un parti d'opposition. En 2018, il a soutenu la candidature de Félix Tshisekedi à la présidentielle, avant d'être nommé directeur de cabinet du chef de l'État. Il a également été vice-Premier ministre en charge de l'Économie nationale, avant de réoccuper le perchoir de l'Assemblée nationale. Il a démissionné sous la pression de certains députés nationaux. Depuis, l'homme s'est muré dans le silence.

Récemment, il a publiquement soutenu l'initiative de « dialogue national » proposée par Félix Tshisekedi, la qualifiant de « percée méthodologique majeure », et était considéré comme un candidat possible pour diriger le comité préparatoire du dialogue. Son silence après l'annonce de la création du nouveau mouvement de Kabila a toutefois alimenté les interrogations sur sa position.

La Rédaction

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