Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, dénonce le « silence suspect » de la coalition C64 après la décision de l'ancien président Joseph Kabila de prendre la tête d'un nouveau mouvement rebelle.
Patrick Muyaya interpelle particulièrement les membres de cette plateforme de l'opposition qui avaient plaidé pour la participation de Joseph Kabila au dialogue politique.
« C'est l'occasion, en parlant du dialogue, d'interpeller les tenants du camp qui réclamaient la participation du président honoraire à ce dialogue », a-t-il déclaré.
Pour le porte-parole du gouvernement, le nouveau positionnement de Joseph Kabila devrait pousser ceux qui soutenaient sa participation au dialogue à se prononcer publiquement.
« Tous ceux qui plaidaient pour sa participation au dialogue doivent maintenant se prononcer et dire s'ils font le choix de la République », a-t-il lancé.
Patrick Muyaya s'étonne ainsi de l'absence de réaction claire du C64 face à la nouvelle orientation de l'ancien chef de l'État.
« Je voudrais bien les entendre. Est-ce que ceux qui défendaient son attitude peuvent encore considérer que le choix du président honoraire d'attaquer les institutions est justifiable ? », s'est-il interrogé.
Selon lui, la prise des armes contre les institutions de la République constitue une ligne rouge qui devrait amener les acteurs politiques ayant soutenu le dialogue avec Joseph Kabila à clarifier leur position.
Cette déclaration place donc la coalition C64 sous pression, le gouvernement lui demandant de sortir de son « silence suspect » et de se prononcer sur le choix désormais assumé par Joseph Kabila.
RTD