La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche scientifique (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna, a présenté les principales réformes engagées dans son secteur ainsi que les priorités retenues pour la deuxième année de l’action gouvernementale.
Lors de l’exercice de redevabilité du gouvernement, la ministre a notamment mis en avant une mesure destinée à améliorer l’accès aux études supérieures pour certaines catégories d’étudiants. Il s’agit de la réduction de 50 % de certains frais au profit des étudiants vivant avec handicap et des étudiants considérés comme vulnérables, y compris ceux liés à la résidence universitaire.
Selon les services de communication du ministère, cette mesure découle d’un arrêté interministériel signé dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement.
Parmi les autres avancées présentées figurent également l’adoption de textes encadrant l’autofinancement des établissements d’enseignement supérieur, ainsi que l’organisation de l’enseignement ouvert et à distance. Une stratégie destinée à développer ce mode d’enseignement a également été élaborée, tandis qu’un texte relatif aux sciences ouvertes a été signé.
Le ministère a par ailleurs transmis au Parlement une convention de l’UNESCO portant sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur. Cette démarche devrait contribuer à renforcer la reconnaissance des diplômes congolais à l’étranger et à faciliter la mobilité des étudiants et des diplômés.
Sur le plan des infrastructures, Marie-Thérèse Sombo a évoqué les travaux de modernisation engagés dans plusieurs établissements, notamment à l’Université pédagogique nationale (UPN). Des discussions sont également menées avec différents partenaires, dont l’Agence universitaire de la Francophonie et la Chine, en vue d’améliorer les conditions d’études et de vie des étudiants.
La ministre est aussi revenue sur le programme de bourse Excellentia. Elle a précisé que son financement relève du gouvernement, tandis que la fondation partenaire DNT apporte un appui technique, notamment dans la préparation et l’organisation des tests.
Pour la deuxième année de l’action gouvernementale, plusieurs défis restent toutefois à relever. Le ministère entend notamment renforcer l’encadrement académique et mettre en place les écoles doctorales dès la rentrée académique 2026-2027, afin d’améliorer le suivi des doctorants et la qualité de la recherche scientifique.
La gouvernance des établissements, le contrôle de la gestion des ressources, le développement de l’autofinancement, la numérisation et l’accès à Internet figurent également parmi les priorités annoncées.
Le ministère prévoit en outre de poursuivre l’adaptation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) aux réalités congolaises et de renforcer l’internationalisation des universités.
Marie-Thérèse Sombo affirme ainsi vouloir poursuivre les réformes visant à concrétiser la vision du chef de l’État d’un enseignement supérieur plus performant, équitable et inclusif, avec une recherche scientifique capable de répondre aux besoins de développement de la RDC.
RTD