Les députés européens Elio Di Rupo et Hilde Vautmans appellent l’Union européenne à imposer des sanctions ciblées contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, en raison de son implication présumée dans la rébellion qui accentue la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration rendue publique le 18 octobre 2026, les deux élus belges ont exprimé leur inquiétude après l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire qui serait dirigé par Joseph Kabila et auquel le M23 serait associé.
« En s’associant au M23 et en créant un nouveau mouvement politico-militaire, Kabila franchit un pas supplémentaire », ont-ils dénoncé, estimant que cette évolution menace la stabilité de la RDC et de la région des Grands Lacs.
Face à cette situation, Elio Di Rupo et Hilde Vautmans demandent à l’Union européenne de prendre des sanctions ciblées contre Joseph Kabila, les dirigeants de son mouvement ainsi que les responsables rwandais accusés de soutenir le M23.
Les deux parlementaires ont également appelé le Rwanda à respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de Washington, notamment en ce qui concerne le retrait de ses forces du territoire congolais et la fin de son soutien au M23.
Ils plaident, par ailleurs, pour un renforcement de l’aide humanitaire en faveur des populations civiles affectées par les violences dans l’Est du pays.
« Les vies congolaises ont la même valeur que les vies ukrainiennes. L’Europe doit sortir de son silence », ont-ils déclaré, appelant l’Union européenne à renforcer son action diplomatique face à la crise congolaise.
À ce stade, il s’agit d’un appel des deux parlementaires : l’Union européenne n’a pas annoncé, à la suite de cette déclaration, de nouvelles sanctions contre Joseph Kabila.
RTD