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RDC : le Conseil d’État examine le sort de 13 partis suspendus par le ministère de l’Intérieur

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Le bras de fer entre le pouvoir et plusieurs formations politiques proches de Joseph Kabila se poursuit devant la justice. Le Conseil d’État examine cette semaine le recours engagé autour de la mesure visant 13 partis politiques dont les activités ont été suspendues par le ministère de l’Intérieur le 15 octobre 2026.

La décision du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, intervient quelques jours après l’annonce, à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), une plateforme politico-militaire dirigée par l’ancien président Joseph Kabila et comprenant notamment l’AFC/M23.

Parmi les formations concernées figurent notamment le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, le Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) de Matata Ponyo, PISTE-E de Seth Kikuni, le MPCR de Jean-Claude Vuemba, le MLP de Franck Diongo, l’UPC de Thomas Lubanga et l’ADCP de Corneille Nangaa.

Le ministère de l’Intérieur a demandé aux autorités provinciales de veiller à l’application de la mesure sur l’ensemble du territoire national. Le télégramme du 15 octobre ne détaillait toutefois pas les motifs de la suspension.

Pour les formations concernées, l’enjeu devant le Conseil d’État est considérable. Elles contestent une mesure qui affecte directement leur capacité à fonctionner et à mener leurs activités politiques. Le porte-parole de « Sauvons la RDC », Seth Kikuni, avait déjà dénoncé une atteinte aux droits civiques et politiques des partis concernés et rejeté la perspective de leur dissolution.

Au-delà de la suspension, le contentieux intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. La création du FRN par Joseph Kabila, avec la participation de mouvements armés actifs dans l’Est de la RDC, a profondément accentué la confrontation entre l’ancien président et le pouvoir de Félix Tshisekedi.

La justice devra ainsi se prononcer sur la légalité de la mesure prise contre ces formations politiques, alors que leur avenir politique reste suspendu à l’issue de cette procédure.

Cette semaine pourrait donc constituer un tournant pour les 13 partis concernés : leur suspension pourrait être maintenue, remise en cause ou connaître une nouvelle évolution judiciaire.


RTD

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