Le gouvernement congolais a décidé de suspendre provisoirement l’admission de nouveaux détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en raison de la surpopulation carcérale. La mesure, annoncée par le ministère de la Justice ce mercredi 21 octobre 2026, prévoit toutefois des dérogations dûment justifiées.
Dans un communiqué officiel portant le numéro 0038/CAB/ME/MIN/J&GS/2026, le Cabinet du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, indique que cette décision fait suite à la circulaire n° 004/CAB/ME/MIN/J&GS/2026 du 21 octobre 2026.
Selon le document, la prison centrale de Makala, initialement construite pour accueillir 1 500 personnes, héberge actuellement 16 155 détenus, dont 303 femmes et 201 enfants en conflit avec la loi.
Cette situation a conduit les autorités à prendre une mesure présentée comme exceptionnelle, conservatoire et provisoire. Elle vise notamment à éviter une détérioration supplémentaire des conditions de détention et à préserver la sécurité, la santé ainsi que la dignité des personnes privées de liberté.
Le ministère de la Justice souligne que cette décision s’inscrit dans le cadre de la responsabilité de l’État en matière d’administration pénitentiaire et de protection des détenus, conformément à la loi n° 23/028 du 15 juin 2023 déterminant les principes fondamentaux relatifs au régime pénitentiaire.
Le gouvernement réaffirme, par ailleurs, son engagement à poursuivre les mesures de désengorgement des prisons, à améliorer les conditions de détention et à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.
La suspension annoncée constitue ainsi une mesure provisoire face à la pression démographique que connaît la prison centrale de Makala, en attendant la poursuite des efforts visant à réduire la surpopulation carcérale en République démocratique du Congo.
RTD