L’interpellation d’Alexis Thambwe Mwamba soulève des interrogations sur les circonstances qui l’ont précédée. Selon les informations rapportées, les échanges qu’il a eus avec des membres de la communauté lors de son séjour à Kindu, dans la province du Maniema, pourraient être au centre de cette affaire. Les raisons officielles de son interpellation restent toutefois à établir.
L’ancien président du Sénat s’était rendu dans cette ville pour rencontrer des membres de la communauté et leur faire part de sa position sur l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo. Âgé de plus de 80 ans, il aurait également exprimé son intention de prendre du recul par rapport à la vie politique, préférant désormais observer les événements plutôt que de poursuivre un engagement actif.
Une question sur Joseph Kabila au cœur des échanges
Au cours de ces rencontres, un membre de la communauté lui aurait demandé ce qu’il pensait de Joseph Kabila et de la structure politique qui lui est associée. En réponse, Alexis Thambwe Mwamba aurait employé une expression en langue vernaculaire dont le sens est le suivant : « Le mari de la mère est toujours appelé papa. »
Selon l’interprétation rapportée, cette formule aurait signifié que la population pouvait accepter Joseph Kabila et la structure politique qui lui est associée, chacun restant libre de son jugement. Une réponse qui, selon les informations rapportées, aurait été mal accueillie par les services de renseignement.
Les propos tenus à Kindu auraient ensuite été rapportés aux services concernés. Cette transmission d’informations pourrait avoir contribué à attirer leur attention sur l’ancien président du Sénat, même si aucun élément officiel ne permet, à ce stade, d’établir un lien direct entre cette déclaration et son interpellation.
Un contexte politique sensible
Cette affaire intervient dans un climat politique marqué par les tensions autour de Joseph Kabila et du Front de résistance nationale (FRN). Les prises de position des différentes figures politiques alimentent les discussions sur les stratégies à adopter face au pouvoir en place.
Yves Buya