La séance plénière de l’Assemblée nationale de ce vendredi 23 octobre 2026 a été marquée par une vive tension au sein du Bureau, à la suite de l’examen du rapport relatif à la nouvelle délibération de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Au cœur de la controverse : l’abstention de deux députés de l’opposition lors de l’examen de ce rapport, dont celle de l’honorable Clotilde Mutita Kalunga, rapporteure adjointe du Bureau de l’Assemblée nationale.
Selon les informations recueillies au cours de la séance, Clotilde Mutita Kalunga a contesté la manière dont son abstention a été consignée dans le procès-verbal de la plénière. Elle estime notamment qu’une seule abstention aurait été annoncée, alors que deux députés de l’opposition se seraient abstenus.
Face à cette situation, la rapporteure adjointe a fait part de son intention d’écrire au Bureau afin de demander la rectification du procès-verbal.
La tension est montée d’un cran lorsque Clotilde Mutita Kalunga a quitté la salle de plénière, manifestant ainsi son désaccord avec le déroulement de la séance et la manière dont son abstention a été consignée.
Cette contestation intervient alors que la loi référendaire suscite déjà de fortes réactions au sein de l’opposition. Les députés contestataires estiment que le texte pourrait ouvrir la voie à une modification de la Constitution « sans limite », dans un contexte marqué par l’état de siège, l’agression dont est victime le pays et l’occupation de certaines zones par les rebelles.
L’incident de ce vendredi met ainsi en lumière les profondes divergences apparues au sein même de l’Assemblée nationale autour de cette loi, alors que son adoption constitue une étape importante dans le processus référendaire envisagé par les autorités.
RTD