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RDC : « Si la Constitution change, tout le processus de Doha s’effondre », prévient Bertrand Bisimwa après sa rencontre avec la MONUSCO

Mardi 3 novembre 2026 2 min de lecture
Kabila

 

À l’issue d’une rencontre entre Joseph Kabila, accompagné de plusieurs cadres du Front pour la refondation de la Nation (FRN), et le chef de la MONUSCO, l’ambassadeur James Swan, Bertrand Bisimwa a mis en garde contre les conséquences d’une éventuelle révision de la Constitution congolaise sur le processus de paix de Doha.

Prenant la parole après cet échange organisé ce mardi, le vice-président du FRN a présenté cette plateforme comme « un agenda national » et « une réaction à la tyrannie ». Il a également revendiqué la continuité avec l’AFC/M23, dont le FRN serait, selon ses termes, l’héritier « de l’actif et du passif ».

Bertrand Bisimwa a réaffirmé l’engagement de son mouvement dans le processus de Doha, tout en accusant le gouvernement de Kinshasa de ne respecter aucun de ses engagements.

Au cœur de ses préoccupations figure notamment la question constitutionnelle. Selon lui, les accords de Doha reposent sur la Constitution actuellement en vigueur en République démocratique du Congo. Toute initiative de Félix Tshisekedi visant à modifier cette Loi fondamentale compromettrait, à ses yeux, l’ensemble du processus de paix.

« Si la Constitution change, tout le processus de Doha s'effondre », a-t-il averti, appelant les Nations unies à « rappeler à l'ordre » le président de la République.

Le responsable du FRN a également critiqué le renouvellement du mandat de la MONUSCO, qu’il considère comme étant sans fondement et qualifie d’« échec total ». Il a, dans la même intervention, exprimé ses inquiétudes concernant le redéploiement annoncé de la mission onusienne au Sud-Kivu.

Sur le plan sécuritaire, Bertrand Bisimwa a dénoncé des attaques qu’il attribue aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à leurs alliés sur plusieurs axes. Il a particulièrement évoqué la situation à Minembwe, qu’il décrit comme étant soumise à un blocus.

Il a enfin prévenu que le FRN ne resterait pas sans réaction face à ces opérations militaires : « Nous ne supporterons pas ces attaques », a-t-il déclaré.

Ces déclarations interviennent alors que les discussions autour du processus de Doha, de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et des perspectives d’évolution de l’ordre constitutionnel continuent de cristalliser les tensions politiques.


RTD