L’opposant congolais Franck Diongo estime que le pouvoir de Félix Tshisekedi traverse une période de forte tension, marquée selon lui par une série de mesures restrictives et par l’entrée en scène de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN).
Dans une prise de position, Franck Diongo évoque notamment l’interdiction qui aurait été faite à certains généraux des FARDC de quitter le territoire national, ainsi que des restrictions visant les activités des partis membres de la plateforme « Sauvons la RDC ».
L’opposant fait également état de prétendues mesures concernant les contacts avec la Belgique et rapporte des informations faisant état de perquisitions dans des résidences liées à Félix Tshisekedi et à sa famille en Belgique. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés officiellement à ce stade.
Pour Franck Diongo, l’ensemble de ces faits traduitrait un climat de panique au sein du pouvoir. Il établit un parallèle avec l’annonce de Joseph Kabila de prendre la direction du FRN, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu.
« Peur, dérive autoritaire ou début de la fin ? », s’interroge l’opposant, qui appelle également à se référer à l’article 64 de la Constitution.
Ces déclarations interviennent alors que la majorité présidentielle a, de son côté, appelé à une mobilisation générale contre Joseph Kabila et le FRN, accentuant davantage la confrontation politique entre les différents camps.
RTD