L’opposant Prince Epenge, président de de l’ADD Congo et porte-parole de LAMUKA, a été interpellé ce samedi 24 octobre à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa, alors qu’il s’apprêtait à voyager vers Rome.
Selon des informations relayées par certaines sources, Prince Epenge aurait été ensuite conduit, le visage couvert d’une cagoule, au Conseil national de cyberdéfense (CNC), un service rattaché à la présidence.
Officiellement, il est poursuivi pour « propagation de faux bruits ». Les autorités lui reprochent d’avoir annoncé l’assassinat de Manassé Lomboto, militant et chargé de sécurité de son parti, « alors que les enquêtes sont encore en cours ».
Manassé Lomboto est décédé des suites de la marche de la coalition C64 du 15 septembre. Pour l’opposition, il a été victime des violences attribuées à la Force du progrès, une structure rattachée à l’UDPS, le parti au pouvoir. Une source de l’opposition accuse par ailleurs le pouvoir de « mettre la pression » sur l’hôpital afin d’obtenir un rapport concluant à une mort naturelle.
Le 14 octobre, l’ADD Congo avait déjà accusé le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, d’avoir reçu en secret la famille biologique de la victime, y voyant une tentative « d’achat de conscience ».
Promises par le parquet, les analyses médico-légales n’ont toujours pas été réalisées. La dépouille de Manassé Lomboto reste à la morgue du CHU du Cinquantenaire, à Kinshasa, alimentant les interrogations de la famille et des défenseurs des droits humains.
La Rédaction