Catégorie

RDC : « Aucune majorité parlementaire ne peut s’affranchir de la Constitution », prévient la C64

C64

 

La Coalition article 64 (C64) met en garde contre toute initiative susceptible de remettre en cause les principes constitutionnels encadrant l’exercice du pouvoir en République démocratique du Congo. Dans sa déclaration de clôture de son conclave organisé à Rome, en Italie, ce mardi 27 octobre 2026, lue par Delly Sesanga, la plateforme a notamment critiqué le texte relatif aux conditions d’organisation du référendum adopté par l’Assemblée nationale le 23 octobre, après de nouvelles délibérations.

Pour la C64, la majorité parlementaire ne saurait constituer un argument permettant de s’affranchir de la Constitution. La coalition estime qu’aucune loi référendaire ne peut contourner les dispositions de l’article 220, qui protègent notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels.

La plateforme vise également les intentions qu’elle prête au président Félix Tshisekedi et à ses partisans, estimant qu’aucune ambition personnelle ni aucune mission invoquée ne peut justifier une confiscation du pouvoir ou une remise en cause de l’alternance démocratique.

Dans son intervention, Delly Sesanga a relayé une position particulièrement ferme sur la primauté de la Loi fondamentale : « Une Constitution n’a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée. »

La C64 inscrit cette exigence dans la logique de l’article 64, qui appelle les citoyens à faire échec à toute prise de pouvoir ou à tout exercice du pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles.

La coalition affirme toutefois ne pas limiter ses critiques au seul pouvoir établi. Elle dit opposer la même exigence constitutionnelle aux autorités et au mouvement armé, condamnant aussi bien ce qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel » que le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’y maintenir.

Selon la plateforme, détourner les institutions et les forces de sécurité pour prolonger le pouvoir au-delà des limites constitutionnelles est tout aussi condamnable que chercher à s’emparer des institutions par la force.

« L’accès au pouvoir, son exercice et le maintien dans les fonctions doivent respecter la Constitution et les lois de la République », rappelle la déclaration.

À travers cette position, la C64 entend défendre une ligne fondée sur le respect de la légalité constitutionnelle, quelles que soient les forces politiques ou militaires concernées. À la clôture de son conclave de Rome, elle fait ainsi de la primauté de la Constitution et de l’alternance démocratique les principaux axes de son message politique, dans un contexte où les débats sur le référendum et l’avenir institutionnel du pays occupent une place centrale.

RTD

Étiquettes: