La Coalition pour le respect de l'article 64 de la Constitution (C64) fait du respect de l'échéance électorale de 2028 une ligne rouge de son positionnement politique. À la clôture de son conclave organisé à Rome, en Italie, ce mardi 27 octobre 2026, la plateforme a rejeté toute modification de la Constitution visant à ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel, ainsi que toute tentative de report des prochaines élections.
Dans sa déclaration lue par Delly Sesanga, la coalition a exprimé son opposition à toute forme de maintien au pouvoir en dehors du cadre constitutionnel. Elle réaffirme ainsi son attachement à l'alternance démocratique et au respect des dispositions légales qui encadrent la durée des mandats et la succession à la tête de l'État.
En ciblant explicitement l'hypothèse d'un troisième mandat, la C64 adresse un message au camp du président Félix Tshisekedi, alors que les discussions autour du référendum et de l'avenir institutionnel du pays alimentent le débat politique national.
La plateforme refuse également que les élections prévues en 2028 soient reportées. Elle considère que le respect du calendrier électoral doit demeurer une exigence fondamentale pour garantir la continuité du processus démocratique et éviter toute prolongation des mandats en dehors des règles établies.
La déclaration ne limite toutefois pas cette exigence au seul pouvoir en place. La C64 condamne aussi toute prise du pouvoir par les armes, estimant que ni les ambitions politiques ni les initiatives militaires ne peuvent justifier une accession au pouvoir en violation de la Constitution.
À travers cette position, la coalition place les échéances électorales de 2028 au cœur des enjeux politiques à venir. Elle appelle, dans les faits, les acteurs politiques et institutionnels à préserver le cadre constitutionnel, aussi bien dans la préparation des prochaines élections que dans l'exercice du pouvoir.
À moins de deux ans de cette échéance, la question du respect du calendrier électoral et des limites constitutionnelles des mandats présidentiels s'impose ainsi parmi les sujets majeurs du débat politique congolais.
RTD