La République démocratique du Congo fait face à un lourd bilan lié au paludisme. Selon le rapport annuel 2025 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le pays a enregistré 26 millions de cas et 30 938 décès dus à cette maladie, relançant la question du financement des stratégies de prévention et de prise en charge.
Face à cette situation, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a instruit les structures compétentes de prendre en compte une ligne budgétaire spécifique consacrée à la lutte contre le paludisme dans le projet de loi de finances 2027. Cette orientation fait suite au plaidoyer mené par la Coalition des parlementaires pour l'élimination du paludisme en Afrique (COPEMA).
L'objectif est de renforcer la contribution des ressources nationales au financement des interventions contre cette maladie, qui demeure un défi majeur de santé publique en RDC.
L'inscription d'une enveloppe dédiée pourrait permettre de mieux soutenir les actions de prévention, d'améliorer la prise en charge des personnes touchées et de renforcer les moyens mobilisés pour réduire la mortalité liée au paludisme.
Le plaidoyer de la COPEMA met ainsi l'accent sur la nécessité de faire de la lutte contre cette maladie une priorité dans les arbitrages budgétaires de l'État. Le financement national est considéré comme un levier important pour consolider les interventions sanitaires et limiter la dépendance aux financements extérieurs.
Toutefois, la prise en compte de cette ligne budgétaire dans le projet de loi de finances 2027 devra encore se traduire par des dispositions concrètes dans le processus budgétaire.
Au regard des chiffres communiqués par le PNLP, l'enjeu est de transformer les engagements annoncés en moyens financiers capables de soutenir durablement la prévention et de réduire le nombre de décès dus au paludisme en République démocratique du Congo.
RTD