Dans l'émission « Dites-nous la vérité » présentée par la journaliste Élysée Odia, ce cadre d'Ensemble pour la République a assumé le rôle de la Coalition Article 64 (C64), qui est restée, selon lui, fidèle à la Constitution en condamnant les violations, d'où qu'elles viennent.
La position de la C64, qui renvoie dos à dos Félix Tshisekedi et Joseph Kabila dans le cadre de son initiative de médiation, continue de faire débat. Interpellé frontalement par la journaliste, qui lui a lancé : « Vous ne pouvez pas renvoyer dos à dos un président qui a été élu et un ex-chef d'État qui devient rebelle », Mike Mukebayi a répliqué sans détour : « Nous nous assumons en tant que garants de la Constitution. »
Pour cet ancien professionnel des médias, la légitimité électorale d'un dirigeant ne saurait l'exonérer de ses responsabilités constitutionnelles. Il a notamment cité la phrase de Félix Tshisekedi prononcée devant les parlementaires de l'Union sacrée : « Je n'aime pas cette Constitution », estimant qu'un tel propos, venant du premier garant des institutions, mérite d'être examiné avec la même rigueur que les actes reprochés à l'ancien chef de l'État.
Refusant d'inscrire les condamnations de la C64 sur une quelconque « échelle de graduation », Mike Mukebayi a défendu une ligne de principe : « Quand un acte est répréhensible, il est répréhensible. Il ne s'agit pas de prendre les actes qui sont posés ici [à Kinshasa] pour les opposer à ceux qui sont posés à Goma [...] »
À travers cette formule, l'opposant entend écarter toute logique de relativisation, ainsi que toute comparaison des actes posés dans les deux camps. La recherche d'une solution à la crise politique congolaise ne doit pas, selon lui, conduire à comparer les actes reprochés aux uns à ceux reprochés aux autres pour mieux les excuser ou les condamner.
À travers ces propos, le cadre d'Ensemble pour la République plaide pour un examen distinct des responsabilités, plutôt que pour une mise en équivalence systématique des protagonistes de la crise politique congolaise.
Dans sa déclaration du 27 octobre 2026, à l'issue de son conclave de Rome, la Coalition Article 64 a condamné le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et rejeté toute perspective de troisième mandat présidentiel. Mais sa condamnation de la conquête armée du pouvoir ne désigne pas nommément Joseph Kabila. Ce qui a soulevé des critiques.
RDT