RDC : les États-Unis, la France et la Belgique rejettent catégoriquement le recours à la violence politique prôné par le FRN de Joseph Kabila
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG), composé notamment des États-Unis, de la France, de la Belgique, du Canada, du Royaume-Uni et de l'Union européenne, a fermement rejeté le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration conjointe publiée le 30 octobre 2026, ces partenaires internationaux ont directement évoqué le Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé. Ils désapprouvent le recours à la violence défendu par cette nouvelle plateforme politico-militaire.
« L'ICG rejette catégoriquement la poursuite d'objectifs politiques par le recours à la violence, comme le préconise le Front pour la refondation de la nation (FRN) », indique le communiqué.
Les signataires appellent également toutes les parties impliquées dans la crise congolaise à respecter leurs engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du Cadre de Doha, afin de parvenir à une solution pacifique et durable au conflit.
Le Groupe de contact international insiste par ailleurs sur la nécessité d'organiser un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, réunissant les principales parties prenantes du pays.
« Les divergences et les revendications politiques ne peuvent être résolues par des moyens militaires », rappelle l'organisation, qui réaffirme son attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC.
Sur le plan sécuritaire, les États-Unis, la France, la Belgique et les autres membres de l'ICG expriment leur profonde inquiétude face à la poursuite des affrontements dans l'est du pays. Ils appellent toutes les parties à respecter le cessez-le-feu convenu à Doha le 19 juillet 2025 et soulignent les conséquences graves de l'utilisation croissante des drones sur les populations civiles et les travailleurs humanitaires.
Le communiqué revient également sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. À ce sujet, le Groupe rappelle notamment l'exigence adressée aux Forces de défense rwandaises de mettre fin à leur soutien au M23 et de retirer immédiatement leurs troupes du territoire congolais, sans condition préalable.
Il demande également le démantèlement des administrations parallèles jugées illégitimes sur le territoire congolais ainsi que la neutralisation des FDLR.
Concernant ces derniers, l'ICG invite le gouvernement congolais à présenter un plan d'action accompagné d'un calendrier précis pour accélérer la mise en œuvre du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes FDLR.
Enfin, face à l'aggravation des besoins humanitaires et à l'épidémie d'Ebola, les partenaires internationaux exhortent toutes les parties au conflit et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès sécurisé et sans entrave aux organisations humanitaires.
La déclaration est signée par onze partenaires internationaux : les États-Unis, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni.
RTD