La République démocratique du Congo franchit une étape majeure dans l’assainissement de son système financier. Selon les services du ministère des Finances, l’intégralité des vingt-trois actions préconisées par le Groupe d’action financière (GAFI) a été substantiellement réalisée, dont une large part au cours des derniers mois. Une performance qui renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires internationaux.
La RDC affiche aujourd’hui un bilan complet dans la mise en œuvre des recommandations du GAFI, le groupe intergouvernemental chargé de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Sur les 23 actions identifiées, les autorités financières congolaises indiquent que 23 ont été substantiellement menées à bien.
Ce résultat, salué par le ministère des Finances, est le fruit d’un effort soutenu : 5 actions avaient déjà été réalisées avant juin 2024, tandis que les 18 restantes ont été bouclées depuis cette date, sous l’impulsion d’une feuille de route resserrée.

Une réforme portée par le chef de l’État
Ces avancées sont présentées comme la traduction concrète des réformes engagées à l’initiative du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’objectif affiché est double : renforcer la robustesse du dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites et restaurer la confiance des investisseurs et des institutions financières internationales.
Dans ce contexte, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi – dont le compte officiel a relayé l’information – incarne la coordination de cette politique. « La RDC prouve sa capacité à se conformer aux standards internationaux les plus exigeants », souligne-t-on dans l’entourage du ministère, sans pour autant officialiser de déclaration directe.
Vers une intégration renforcée aux standards mondiaux
L’achèvement de ces 23 actions rapproche durablement la RDC d’un système financier plus crédible, plus transparent et mieux intégré aux normes du GAFI. Cette conformité est un atout majeur pour le pays, qui cherche à attirer des capitaux étrangers tout en luttant efficacement contre les circuits de financement illicites.
Reste désormais à consolider ces acquis par un suivi rigoureux et une évaluation continue, afin de pérenniser la confiance gagnée sur la scène internationale. La trajectoire actuelle, si elle se maintient, pourrait permettre à Kinshasa de franchir un nouveau palier dans la reconnaissance de son système financier par ses pairs et les organismes de notation.
La Rédaction
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