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RDC : Doudou Fwamba présente un projet de loi de reddition des comptes 2025 avec une exécution du budget à 80%

Fwamba

 

Le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde a présenté au conseil des ministres du vendredi 11 septembre un projet de loi de reddition des comptes du budget 2025 tel que rectifié.

Les données présentées au Conseil des ministres dressent le bilan de l'exécution financière de l'exercice 2025. Si les recettes centrales n'ont atteint que 80 % des prévisions, le Gouvernement met en avant une gestion rigoureuse, marquée par l'absence de monétisation du déficit.

Des chiffres qui permettent de mieux apprécier la trajectoire budgétaire de la République démocratique du Congo sur cette période.

Au titre de l'exercice 2025, les recettes centrales se sont établies à 40 539,66 milliards de francs congolais (FC), soit 80 % des prévisions.

En face, les dépenses ont atteint 40 661,41 milliards FC, dépassant légèrement les recettes encaissées. Il en résulte un déficit consolidé de 100,75 milliards FC.

Un financement maîtrisé, sans planche à billets

La question centrale que soulève ce déficit est celle de son mode de couverture. Selon les données présentées au Conseil des ministres, il a été financé par les appuis budgétaires ainsi que par la mobilisation de ressources sur le marché intérieur, à travers l'émission de bons et d'obligations du Trésor.

Un point essentiel que les autorités tiennent à clarifier : il n'y a pas eu recours à la planche à billets. Une précision de taille, alors que la monétisation du déficit public a longtemps constitué une source de pression inflationniste et de dépréciation de la monnaie nationale.


Sous l'impulsion du Gouvernement, la gestion des finances publiques poursuit un objectif clair : mobiliser davantage de ressources, préserver les équilibres budgétaires et renforcer la discipline financière de l'État.

Si le gap entre recettes réalisées et prévisions persiste, l'absence de recours à la création monétaire pour combler le déficit constitue un signal positif pour les partenaires financiers et les opérateurs économiques. Elle témoigne d'une volonté de privilégier des canaux de financement plus vertueux, bien que porteurs de coûts, notamment en termes de charge de la dette intérieure.

La publication de ces données intervient dans un contexte où la RDC cherche à consolider sa crédibilité budgétaire et à rassurer les investisseurs, alors que le pays poursuit sa collaboration avec les institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale.

La Rédaction

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